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Les mots techniques du traitement de l'eau

ACIDE (EAU)
   
    L'acidité de l'eau se traduit par un pH inférieur à 7. C'est par excès de cations  Hydrogène (H+) qu'il y a abaissement  du pH.    

ACIDE CHLORHYDRIQUE


    L'acide chlorhydrique est parfois utilise pour baisser un pH trop élevé. Comme en général il s'agit d'un acide fort, il fait descendre brutalement le pH mais risque en même temps de "casser" une eau stable (tamponnée) par transformation des bicarbonates existants en carbonate! incrustants (tartre). L'équilibre TAC, TH  et pH est alors rompu, entraînant un pH instable.           

    Pour cela, il est préférable d'utiliser des "pH moins" en granulé à base de sulfate acide de sodium. Si l'on utilise toutefois l'acide chlorhydrique, traiter par petites quantités (100 cm3 dans 10 litre d'eau) réparties sur l'eau.  1 litre d'acide à 20/22°B pour 100 m3 fait descendre le pH de 0,3 unités.
  
ACIDE CYANURIQUE (AC)

    Assure la stabilisation du chlore vis-à-vis des rayonnements ultraviolets du soleil qui peuvent doubler ou tripler la consommation du chlore.   

    Il n'est pas en lui-même désinfectant mais il se combine avec le chlore pour engendrer des  composés chlorés actifs. Cette protection du chlore est effective dès que l'eau traitée présente une teneur en stabilisant de 25 mg/l (ou p.p.m). C'est ainsi qu'avec 50 mg/l, il reste 70% de chlore disponible après 3 heures d'exposition au soleil alors qu'en l'absence de stabilisant chlore, il en  subsiste moins de 5%.

    L'acide cyanurique convient aux chlores non stabilisés : eau de javel, chlore gazeux, hypochlorite (de calcium ou de lithium).  
 
    En début de saison, dans le cas d'une eau neuve, mettre 30g par m3 soit 3 kg  pour 100 m3. Maintenir cette teneur en fonction des compléments d'eau 
   
    Pour les chlores organiques de type chlorocyanurates (blocs, galets, pastilles, granulés) déjà stabilises, il ne faut pas renforcer cette stabilisation. En effet,  on risquerait d'atteindre rapidement une  concentration excessive qui bloquerait l'action du chlore. La teneur maximale autorisée par la législation est d'ailleurs de 75 mg/l.

    L'acide cyanurique ne se dégrade pas  dans l'eau. Le renouvellement d'eau    chaque année (30 à 50%) par suite des    baisses de niveau pour hivernage,   lavages du filtre évaporation, etc. suffit généralement à maintenir le taux de   stabilisant en dessous de la norme de   saturation (75). S'il en était autrement,    renouveler partiellement le volume d'eau existant pour déconcentrer et  prévoir d'alterner les types de chlores pour éviter cette surconcentration.

    On peut également alterner avec des  hypochlorites (sans stabilisant) comme   l'hypochlorite de calcium (HTH,  Pittchlor...) ou l'hypochlorite de lithium (Aqualith, Aquachlor.. ).

Ne pas utiliser l'acide cyanurique et ses composés (tri et dichlorocyanurates)  dans une eau traitée au brome. II y a  formation de bromocyanurates très peu    solubles donc blocage des actions   bactéricides et oxydantes. Les chlores  hypochlorites (de calcium, de lithium ou de sodium) conviennent parfaitement.   
 
    En présence des stabilisants chlore dans   l'eau, il faut maintenir une concentration plus élevée en chlore. L'élément stabilisant diminuant la teneur en chlore actif. C'est ainsi que l'arrêté du 28 septembre 1989 stipule que pour les eaux ne   comprenant pas d'acide cyanurique, la teneur en chlore libre actif sera entre 0,4 et 1,4 mg/l alors que pour celles  renfermant ce stabilisant, la teneur en  chlore disponible (chlore libre et chlore libre actif) sera au moins égale à 2 mg/l (sans toutefois dépasser 3 mg/l).   

ALCALINITÉ

    L'alcalinité est évaluée par le TAC (Titre  Alcalimétrique Complet). L'analyse du   TAC permet de connaître la teneur de  l'eau en carbonates et bicarbonates  solubles (voir également la définition   "équilibre carbonique" pour le comportement des bicarbonates).

    En piscine, une réserve d'alcalinité agit comme "effet tampon" (voir définition). Le TAC devrait se situer entre 10 et 30°f (degré français), 20° étant en général   idéal.
                                                                                            
    Si l'alcalinité est trop faible, le pH subira de grandes fluctuations alors que si elle est élevée, l'eau étant "sur tamponnée", il sera difficile de ramener le pH dans sa  zone normale de traitement.
                                              
ALGUES
                                                
    Les algues sont des végétaux chlorophylliens microscopiques. Outre leur aspect inesthétique et les causes de glissade dans les bassins, elles peuvent constituer un bouillon de culture pour les bactéries et les champignons.
                                               
    Seuls les traitements chimiques permettent de prévenir la formation des algues soit :
    - par action algistatique :elle enraye la prolifération,
    - par action algicide : elle détruit les algues.
                                               
    En présence d'une teneur suffisante en chlore actif, dans une piscine bien recyclée, il y a également action algistatique. Toutefois. n'étant pas possible de maintenir partout et en permanence
                                              
dans le bassin un taux de chlore constant, et du fait de certaines algues plus résistantes (chlorella entre autres), il est nécessaire de procéder à des chlorations de choc ou des actions  algicides : certains ammoniums quaternaires, certains polymères, des formules spécifiques ou encore l'emploi d'un oxygène actif seul ou associé...
                                               
    Les algues se développent d'autant  mieux qu'elles bénéficient d'une bonne température (t de 20°C), d'une forte luminosité et d'un pH élevé. Aussi, en présence d'algues, la diminution du pH durant quelques heures dans des zones acides (jusqu'à 6 - 6,5) augmentera l'efficacité de la plupart des produits.
                                               
    Éviter de procéder de la sorte trop fréquemment du fait des risques de corrosion ou d'effets néfastes sur liner, etc. 

AMMONIAQUE

    Présent dans l'urine et la transpiration,   ce composé chimique au contact du  chlore et du brome génère des chloramines (irritant et odorant) ou des   bromamines.

AMMONIUM QUATERNAIRE 

    Ce sont des produits organiques azotés,   essentiellement utilisés comme algicide  liquide. Ils sont aussi bactéricides sur  certains germes mais à des doses beaucoup plus élevées. 

    Dans ce groupe chimique important  aux multiples combinaisons, certains   ont des propriétés algicides plus   intéressantes. Leur action se caractérise par un "enrobage" de la membrane des  algues monocellulaires. Ne pouvant   plus "échanger" (effet osmotique), la  cellule-algue meurt.

    Fongicide et bactéricide, il peut être un complément très intéressant dans un   programme de traitement de l'eau selon  la qualité de la formule chimique  employée et sa concentration. En effet certains produits présentés comme spécifiques algicide ne le sont, hélas,  que de nom, puisqu'aucune norme n'existe.                                

ANALYSE DE L'EAU

    L'eau doit être régulièrement analysée    pour vérifier, entre autres, le taux de désinfectant et l'état du pH. 

    L'eau est en effet un milieu vivant qui   évolue sans cesse et d'autant plus vite   que les conditions sont favorables :   température élevée, ensoleillement, temps orageux, pollutions par l'environnement (pollen, insectes. végétaux, retombées  diverses...) et par les baigneurs (on  estime qu'un corps humain propre   pollue jusqu'à 6 m3d'eau).              
   
    Voir également les définitions de "Rouge   de Phénol", "Orthotolidine", "DPD". 

BACTÉRIES    

    Micro-organismes présents dans l'eau. Si de nombreuses bactéries sont utiles à   l'homme, on rencontre dans les piscines   et sur les surfaces certaines bactéries  pathogènes qu'il faut détruire :

    Les staphylocoques se transmettent par les muqueuses des voies rhino-pharyngées et peuvent être à l'origine  d'inflammations au niveau du conduit auditif externe ou de conjonctivite.

    Les streptocoques entraînent des maladies identiques aux  staphylocoques avec prédominance au niveau des voies rhino-pharyngées. 
Les mycobacterium balnéi, présents dans l'eau et sur les surfaces,  occasionnent des éruptions cutanées.  Cette maladie peut prendre des proportions d'épidémie.

    Les pseudomonas aeruginosa sont  sécrétées parla bouche et les muqueuses.  Ces bactéries t è répandues se trouvent  sur les surfaces, les plages et surtout dans les filtres. Les pseudomonas occasionnent des inflammations auriculaires ainsi que des infections de  plaies et des infections du conduit urinaire. Ce germe produit un pus vert caractéristique.
               
BALANCE DE TAYLOR 

    Ce diagramme simplifié de l'équilibre de l'eau est établi A partir de  3 paramètres : pH (acide ou basique), TH (ion calcium ou dureté de l'eau) et TAC (effet tampon à partir de la teneur  en bicarbonates).

BASIQUE (EAU)      

    Eau dont le pH est supérieur à 7. Synonyme d'alcalinité.

BICARBONATE DE CALCIUM

    Le bicarbonate de calcium ou hydrogénocarbonate est présent dans les eaux  d'origine calcaire et une des causes de leur dureté. Il est instable en solution  dans l'eau et tend à se transformer en carbonate de calcium (calcite) pour former du tartre incrustant.    

    La stabilité du bicarbonate est liée à la température de l'eau et à la présence de  gaz carbonique dissous.

    Une teneur minimum étant indispensable à cet équilibre (entre 10 et 30°, idéal 20° environ) tant pour la stabilité du pH que pour éviter d'avoir des eaux agressives, entartrantes..., si nécessaire,  on corrige ce manque par l'apport d'un  produit à base de bicarbonate de soude. Les bicarbonates de calcium et de   magnésium ne pouvant rester stables  dans l'eau qu'en présence de gaz carbonique dissous, on prendra soin  également d'éviter chaque fois que possible un « dégazage » de cette eau. 

    Ainsi, tout ce qui constitue un  "chahutage" de l'eau : refoulement hors d'eau, chute d'eau, débordement... sera  "contrôlé" pour éviter un dégazage   permanent.

BIGUANIDE


Voir « PHMB ».

BREAKPOINT (POINT DE RUPTURE)

    Le breakpoint, ou point critique, définit  le point bas d'une courbe qui représente la variation de la teneur en chlore résiduel d'une eau   traitée. Ce point correspond à la dose de  chlore qui a été nécessaire pour détruire les chloramines présentes dans l'eau.  C'est pourquoi on procède régulièrement à une action de choc (par surchloration) pour qu'une quantité de produit suffisante permette d'atteindre  d'abord ce "point critique" et de le dépasser pour agir sur les germes  pathogènes et les algues. Seule une analyse précise aux pastilles DPD  permet de connaître les différentes formes de chlore résiduel (chlore libre ou chlore disponible, chlore libre actif, chloramines, chlore total).
   
    Lire également la définition "Chlore combiné".
                                            
BROME
                                            
    Le brome est un halogène, composé chimique proche du chlore Aussi, les  propriétés désinfectantes et oxydantes sont très voisines du chlore .

    Par contre, le brome est peu sensible à l'augmentation du pH puisqu'il ne perd une partie de son efficacité qu'au-delà d'un pH 8.
 
    Comme le chlore, le brome en présence de pollution (sécrétions humaines...) forme des bromamines. Mais, contrairement aux chloramines, les bromamines ne sont ni irritantes ni odorantes et conservent un certain pouvoir actif de désinfection et d'oxydation.

    Le stabilisant chlore (acide cyanurique) formant avec le brome des bromo-cyanurates inactifs, seuls les chlores sous forme hypochlorites (de calcium, de lithium ou de sodium) sont compatibles.
                                          
    Le brome utilisé en piscines est en fait un composé brome/chlore qui libère un brome actif au contact de l'eau.
                                           
CARNET SANITAIRE
    
    En piscines collectives, la réglementation oblige de mentionner quotidiennement sur un registre spécial diverses informations : température de l'eau, transparence pH, teneur en désinfectant, nombre de baigneurs, quantités d'eau neuve apportée, lavage des filtres...
                                           
    Travail indispensable au bon suivi de l'exploitation d'une piscine collective
  
CHLORE
   
    Halogène comme le brome, c'est un puissant bactéricide et algicide. Popularisé par l'eau de javel (hypochlorite de soude), le chlore a connu en piscine une première formule de remplacement plus facile d'emploi : l'hypochlorite de calcium (granulés, pastilles, galets), mais sa teneur en calcium, peu adaptée (en traitements permanents) aux eaux déjà riches en ions calcium et magnésium, a conduit les usagers à préférer les chlores organiques : les chloroisocyanurates, dès leur commercialisation.
 
    En effet, ces chlores, formulés en bloc de 500 ou 600 g. galets de 200 A 250 g, pastilles de 20 g et granulés, présentent de nombreux avantages :
                                          
    - protégés vis-à-vis des ultraviolets,
    - réduisent la consommation de chlore des piscines de plein air,
    - ne modifient pas le pH et perturbent peu l'équilibre de l'eau,
    - ralentissent la formation des  chloramines,
    - faciles d'emploi et de stockage. II faut cependant surveiller la teneur du stabilisant chlore (voir acide cyanurique) dans l'eau, celui-ci ne devant pas dépasser 75 mg/l pour éviter un blocage du chlore actif.
                                           
    Un récent hypochlorite, l'hypochlorite  de lithium, dépourvu de stabilisant  comme également l'hypochlorite de calcium peuvent également apporter  une solution intéressante.   

    Du fait que les chlores sont des oxydants très puissants, ils réagissent très rapidement avec un certain nombre de matières minérales. C'est ainsi qu'en présence d'ions métalliques tels que fer, le manganèse, le cuivre... ils provoqueront par oxydation des couleurs brunes. bleu/vert...et l'eau  pourra retrouver sa couleur initiale après une action de choc entraînant un précipité (envoyé à "l'égout" par le balai aspirateur). 

CHLORE COMBINÉ

    De nombreux déchets (produits cosmétiques, pellicules, salive, sueur, urine, fiente d'oiseaux pollen ...) forment dans l'eau un milieu de culture pour les bactéries mais également se combinent avec le chlore présent pour constituer des chloramines.

    Si la dose de chlore actif est insuffisante, le chlore restera à ce niveau de chloramines, irritantes et odorantes, sans pouvoir agir sur les germes pathogènes et les algues.        

    Avant d'atteindre le point de rupture dit Breakpoint (voir définition) l'action du chlore devra passer par plusieurs phases: monochloramines, dichloramines et trichloramines. A la suite de quoi, s'il  existe encore suffisamment de chlore actif, on obtiendra enfin une action désinfectante sur les germes pathogènes et algicide sur les algues invisibles (incubation) ou déjà apparentes sur  bassin et eau. Bien évidemment dans  cette situation un bon pH (7,2 - 7,4) jouera un rôle primordial.

CHLORAMINES

Voir « chlore combiné »

CHLORE GAZEUX  

    Utilisé en piscine municipale, rarement en petite piscine de collectivité, il est  livré liquéfié en bouteilles métalliques. Après détente avec un chloromètre, la solution d'eau de chlorée est injectée dans le circuit de filtration. II nécessite des précautions particulières de  manipulation des bouteilles et de stockage.

CHLOROISOCYANURATES (OU CHLOROCYANURIQUES) 
      

    On regroupe sous ce terme les dérivés chlorés de l'acide cyanurique, produit  qui résulte de la condensation de 3 molécules d'urée.

    Sur ce noyau organique, on greffe 2 ou 3 molécules de chlore pour former 2 produits :

    * le dichloroisocyanurate de sodium (ou DCCNa), présenté généralement  en granulés, est très soluble dans l'eau.

    II titre soit 55-56% d'équivalent chlore  dihydraté, soit 60-63% d'équivalent chlore anhydre.

    *  l'acide trichloroisocyanurique (ATCC)  présenté sous forme de bloc, galet,  pastille ou poudre, est peu soluble  dans l'eau.           

    Le granulé dichloro étant plus riche en   stabilisant que la pastille trichloro à   dissolution rapide, il peut être   intéressant d'alterner leur utilisation  dans le cas de surchloration ou action de  choc lorsqu'on craint de voir une eau s'enrichir en stabilisant (acide cyanurique)  au-delà d'une concentration acceptable  (75 mg/litre).

 CHLORURE DE SODIUM (SEL)


    Dissout dans l'eau, il produira par électrolyse de l'hypochlorite de sodium.  Le sel doit être raffiné, de très haute pureté.

CO2 (GAZ CARBONIQUE)


    L'eau de pluie absorbe goulûment le gaz   carbonique présent dans l'atmosphère pour former un acide carbonique qui  peut abaisser le pH de cette eau jusqu'à 5.5. Cette eau, acide et agressive, va    dissoudre les éléments solubles des sols  pour s'enrichir, entre autres, de bicarbonates solubles.  Or, une certaine quantité de CO2 libre  (dit équilibre carbonique) est nécessaire   pour conserver la solubilité des    bicarbonates indispensables à l'effet  tampon (voir définition) qui est responsable de la stabilité du pH .

    En l'absence de CO2 (dégazage par chutes   d'eau diverses, agitation permanente,   température élevée de l'eau), les    bicarbonates se transformeront en  carbonates (calcite) incrustants avec  fixation de calcaire (tartre) sur parois et   fond du bassin.

 COAGULANT / FLOCULANT

    Produit chimique qui agglomère la  matière colloïdale en suspension dans l'eau pour la faire décanter (dans filtre sable ou au fond de la piscine) sous  forme de "floc".

        II y a réduction ou suppression des   charges électriques négatives portées par   les particules colloïdales en suspension dans l'eau rendant possible leur agglomération, leur floculation et leur   précipitation. 

     Cette floculation ne peut se faire qu'en   présence d'un pH voisin de 7 - 7,4. Seuls  les filtres à sable permettent l'emploi de floculants.

COLLOÏDES

    Particules de très petites dimensions en  suspension dans l'eau qui, électriquement chargées de manière négative, se  repoussent et restent donc isolées.

    En amenant des charges positives (par l'emploi d'un coagulant-floculant), elles
   vont s'unir. Devenant ainsi plus grosses, les particules colloïdales seront retenues par le filtre à sable ou précipitées au  fond du bassin.

DEGRÉ CHLOROMÉTRIQUE
                                              
    La concentration d'une eau de javel  s'exprime en degré chrorométrique ou degré Gay-Lussac. Un degré chlorométrique correspond à 3,17 g de chlore libre par litre. L'eau de javel concentrée qui comprend 48 degrés chlorométriques par litre, contient donc 152 g de chlore libre par litre.
                                            
  
DÉSINFECTION

           
    La réglementation en piscines collectives précise qu'une eau de piscine doit être non seulement désinfectée mais désinfectante Ainsi, une eau traitée doit toujours disposer d'une réserve suffisante en désinfectant pour interdire également une nouvelle prolifération des germes divers dès après le traitement.
                                      
DIATOMITE OU DIATOMÉES
                                                  
    Poudre blanche extrêmement fine, provenant des restes fossiles de certaines plantes marines microscopiques. Constitue une matière filtrante de premier ordre (finesse de filtration : 1à 3 microns).
                                         
    Les produits floculants entraînent progressivement un colmatage des diatomées obligeant le nettoyage des éléments du filtre au jet d'eau. Aussi ne pas utiliser en phase de filtration des floculants spécifiques.
                                         
    Éviter également l'emploi de produits de traitements à effet floculant comme les antialgues classiques à base d'ammonium quaternaire, le PHMB,le cuivre...
      
DPD (ANALYSE)
                                          
    Le réactif DPD (Diethyl Paraphényléne Diamine) permet l'analyse complète des différents chlores ou bromes existant dans l'eau :

DPD n°l = chlore libre (actif + réserve)
DPD n°2 = monochloramines
DPD n°3 = di et trichloramines
DPD n°4 = chlore total (actif + réserve + chloramines)
                                            
    Cette technique d'analyse est obligatoire en piscines de collectivité.
                                        
    Pour le brome, si le DPD n° l convient également, il est aussi possible d'utiliser le test DPD  n° 4 (brome total) du fait de l'efficacité non négligeable des bromamines (contrairement aux chloramines).
                         
DURETÉ (D'UNE EAU)
                                                                                                                   
    Exprime la teneur globale en ions calcium et magnésium.  A partir de 25 degrés français, il est recommandé de traiter l'eau de piscine avec un produit anticalcaire appelé séquestrant
                                                                                         
    Le TH est un des déments qui entrent dans la "Balance de Taylor , indispensable  à connaître pour l'équilibre de l'eau.
         

EFFET TAMPON


    Effet d'amortissement de la variation du pH. Voir "Alcalinité" et "CO'".

ELECTROLYSE DU SEL  

    Procédé de traitement à partir du chlorure de sodium (sel) versé dans  l'eau pour obtenir la production d'un hypochlorite de sodium désinfectant qui, une fois "détruit", redevient chlorure. II y a donc un cycle fermé entre la teneur en sel et la désinfection de l'eau. Cependant, par les baisses successives de Seau (lavage du filtre, hivernage, évacuation éventuelle à l'égout en saison...) il y aura nécessité de  compléter la quantité de sel présent pour éviter un blocage de l'appareil par manque de sel.

    Des prix très variés existent sur le marché selon la conception de l'appareil, sa capacité ou non à résister aux entartrages rapides de la cellule, la résistance de ses composants...Là encore, la qualité a un prix !

    Selon l'appareil utilisé, la quantité de sel nécessaire à son fonctionnement varie de 3 à 7 g/litre.  

ELECTROPHYSIQUE CUIVRE / ARGENT (TRAITEMENT)

    Ce système produit des ions cuivre et argent qui assurent à la fois floculation  des matières colloïdales en suspension dans l'eau, action algicide, désinfection. Le pH n'handicape pas l'action électrophysique.

EQUILIBRE CARBONIQUE   

    Voir définition "CO2"

ENTARTRAGE

    Formation sur les diverses surfaces d'une couche de tartre (dépôt généralement dur et adhérent, quelquefois poreux ) constituée de sels (carbonates, sulfates, silicate de calcium...), provenant des  eaux dures ou calcaires.

EQUILIBRE DE L'EAU 

    Indispensable à l'entretien aisé de l'eau des parois et fond du bassin des installations de filtration, de traitement automatique de chauffage... Relation entre le pH, L'alcalinité (TAC), la dureté (TH), la température.                        

    Voir "bicarbonate", "COZ"et "Balance de Taylor".

FER ET MANGANÈSE

    Beaucoup d'eaux de nappes souterraines en renferment. Même à très faible concentration, ces éléments minéraux troublent l'eau, risquent de tacher les revêtements (liner, membrane armée entre autres). Souvent la coloration de l'eau (à l'aspect transparent) disparaît lors du traitement oxydant. Sinon, procédez à une floculation du plan d'eau. Les teintes vont de jaunâtre, verdâtre à ouille selon les reflets du revêtement de   l'eau. En présence d'une eau verte de  plus en plus trouble, il s'agit, la plupart  du temps, de la présence d'algues.

FLOC

 Formation dans un filtre à sable d'un    ensemble de particules gélatineuses  formées par l'action d'un coagulant-floculant. 


FLOCULANT

    Voir définition "coagulant"

GAZ CARBONIQUE

    Voir "CO2"

GERMES PATHOGÈNES

    Tous les germes ne sont pas responsables de maladies microbiennes ou virales.   

    La destruction des germes pathogènes  nécessite qu'une eau soit non seulement  désinfectée mais désinfectante. La  persistance de cette fonction désinfectante est la clé d'une eau saine.

HALOGÈNE 


    Puisant oxydant, la famille des halogènes  comprend : chlore, brome, iode, fluor.

H2O2 (PEROXYDE D'HYDROGÈNE) 

    Molécule chimique du peroxyde d'hydrogène. Oxydant grâce à son atome d'oxygène supplémentaire vis-à-vis de  l'eau H20.

HYPOCHLORITE DE CALCIUM 


    Composé de chlore et de calcium,  présenté sous forme de granulés,  pastilles, galets ou sticks.   Convient aux eaux douces ou en  traitement complémentaire en alternance  avec un chloroisocyanurate (galet, pastille ou granulé) ou un hypochlorite   de lithium.

    II n'apporte pas de stabilisant chlore  comme les chlores organiques chloroisocyanurates.

HYPOCHLORITE DE LITHIUM

    Composé de chlore et de lithium, ce nouveau produit convient à toutes les   eaux (dures ou non).  I1 n'apporte pas de stabilisant chlore comme les chlores organiques chloroisocyanurates.     

HYPOCHLORITE  DE SODIUM


     Connu sous le nom d'eau de javel, il  entraîne une augmentation du pH par  libération de sa soude.

    Son instabilité à la lumière rend son  action désinfectante très fugace et une conservation en emballage de courte durée.

MONOPERSULFATE DE POTASSlUM

    Sel de l'acide de Caro, ce produit est un  remarquable oxydant II permet de détruire les chloramines  dans l'eau (de réactiver ainsi le chlore présent), les déchets organiques. Son action fugace nécessite de lui adjoindre un autre produit tel qu'un algicide  concentré. Il présente alors une  excellente action de choc sur les eaux chargées d'algues.

NEUTRALISATION DES CHLORES ET BROMES
      
    Il peut s'avérer nécessaire de neutraliser le produit désinfectant avant vidange du bassin ou pour employer un produit incompatible avec les produits halogènes tel que le PHMB.
    
    On utilise alors le thiosulfate de soude.

    Pour neutraliser 1 mg/litre de désinfectant il faut :
                                            
    - chlore : 500 g de thiosulfate pour 100 m3 d'eau
    - brome : 600 g de thiosulfate pour 100 m3d'eau.

 ORTHOTOLIDINE
                                            
    Réactif liquide coloré pour mesurer le chlore total. Son manque de précision (aucune définition du chlore actif, des  chloramines) le réserve essentiellement aux piscines familiales (du fait de sa  simplicité d'emploi) lorsque l'entretien de l'eau ne pose pas de problèmes particuliers.
                                            
    Après un traitement occasionnel à l'oxygène actif (peroxyde d'hydrogène, la mesure à monopersulfate),  l'orthotolidine est neutralisée durant quelques jours. Aussi, pour connaître la teneur en chlore ou brome, effectuer cette analyse avant ce type de traitement.
                                            
OXYGÈNE ACTIF
                                           
    Technique de traitement mettant en œuvre des produits riches en oxygène, liquide ou poudre (peroxyde d'hydrogène,  monopersulfate de potassium ...) en synergie avec d'autres produits (ammoniums quaternaires, sels d'argent...).

OZONE (O3)  
                        
                                                               
    L'ozone est un gaz composé de 3 atomes d'oxygène (O3 ) II présente un pouvoir oxydant et désinfectant très puissant, mais son absence de persistance d'action désinfectante dans l'eau nécessite de lui adjoindre une autre source de traitement permanent après l'appareil de production.
 
PEROXYDE D'HYDROGÈNE

                                           
    En solution aqueuse concentrée à 35%, il dégage 130 litres d'oxygène actif par litre.  Son puissant pouvoir oxydant sur les déchets organiques dans l'eau (impuretés, spores d'algues) convient particulièrement  en produit complémentaire du PHMB.

    Compatible également avec les chlores et bromes, il peut être utilisé en traitement complémentaire sur les algues présentes.

    Son importante action oxydante  convient aussi dans les piscines à revêtement polyester armé lorsqu'il est nécessaire d'agir sur les taches marbrées, phénomène courant de micro-organismes ayant, par osmose, pénétré dans la masse du polyester.

pH 


    Ou Potentiel Hydrogène, il mesure  l'acidité ou l'alcalinité (basicité) d'une  eau.
    En-dessous de 7,O : l'eau est acide.
    Au-dessus de 7,O : l'eau est basique.

    Équilibre de l'eau, efficacité maximale de beaucoup de désinfectants, confort de l'eau ... font du pH un élément essentiel du traitement de l'eau. II doit être vérifié d'autant plus  fréquemment que les eaux de piscine sont en situation fragile : température, orage, eau chargée, débordement, pollution importante... 

* Pour baisser le pH : acide chlorhydrique acide sulfurique, gaz carbonique  ou bisulfate acide de sodium en poudre (1 kg fait baisser le pH de  0.1 unité) appelé encore : hydrogenosulfate de sodium. 

* Pour remonter le pH :
 -carbonate de sodium , 1 kg fait remonter le pH de 0,15 unité  
 - bicarbonate de sodium (augmentation du TAC) : 1 kg fait remonter le pH de 0,10 unité.

Le pH idéal est : 7,2 - 7,4

    En dehors de l'action des désinfectants, un bon pH est nécessaire pour :   
    - l'emploi d'un floculant efficace,
    - la clarté de l'eau, 
    - le confort des baigneurs (la glande  lacrymale a un pH de 7,3 - 7,4),   absence d'irritation de la peau, des  yeux des muqueuses, 
    - le bon vieillissement des revêtements  (liner, membrane armée...), 
    - l'équilibre de l'eau (voir "Balance de Taylor").

PHMB (OU BIGUANIDE)

    Le Poly Hexa Méthylène Biguanide est  un bactéricide à caractère fongicide ainsi qu'algicide sur certaines algues.

    Sa méthode de traitement met en œuvre également un produit complémentaire : le peroxyde d'hydrogène.  

    Sa faible nocivité pour l'homme et  l'environnement, sa stabilité aux ultraviolets, son confort vis-à-vis des baigneurs (pas d'irritation, pas d'odeur), son peu de sensibilité aux variations du  pH expliquent l'intérêt porté à ce produit.  

    Cette molécule est par contre incompatible avec un certain nombre de produits chimiques dont les chlores, les bromes, le cuivre.

PPM         

 Partie par million soit :
    - 1 milligramme (mg) par litre ou
    - 1 gramme (g) par m3.

REDOX

    Abréviation de : Réducteur Oxydant, plus couramment appelé "pouvoir oxydo- réduction" (rH) pour définir la  perte d'oxygène d'une eau.

    L'oxydation et la réduction sont des  réactions chimiques basées sur un échange d'électrons. 

    Son analyse est parfois incluse dans certains systèmes de régulations automatiques de traitements de l'eau.

ROUGE DE PHÉNOL

    Réactif coloré (liquide ou pastille)  permettant de mesurer le pH.

SABLE

    Matière filtrante homogène (calibrage constant); sa fonction varie selon la granulométrie.

Exemples :
 - 0,4 à 1,2/1,5 mm = couche filtrante
 - 0.8 à 2 mm = couche intermédiaire
 - 2 à 4/5 mm = couche support  

 Selon la conception du filtre, il peut y avoir 1 à 5 couches de sable à  granulométrie différente.

 Finesse de filtration : 30 à 40 microns ramenée à environ 10 microns par  l'adjonction d'un floculant  


STABILISANT CALCAIRE


     Les stabilisants calcaires sont des  séquestrant chimiques destinés à  réduire, voire supprimer (selon la  température de l'eau) les précipités de calcaire sur les parois et fond de piscine.

     Sensible à la lumière, il se dégrade  lentement. C'est pourquoi, après un  premier traitement à la mise en route il  peut être souhaitable de renouveler   en milieu de saison.

     A L'hivernage, une nouvelle application   ou sa substitution par un -produit spécifique d'hivernage (enrichi d'un séquestrant calcaire) est nécessaire.

    Sa dose d'emploi varie selon le TH de l'eau.

STABILISANT DU CHLORE

     Voir "acide cyanurique"

SULFATE DE CUIVRE


    Utilisé depuis longtemps, entre autres dans les vignobles, il est efficace contre   les algues et exerce un effet floculant.   Il est cependant à éviter en piscine si ce n'est lorsque le traitement permet de diffuser d'une manière maîtrisée des  traces de cuivre. En effet, le cuivre ne se  dégradant pas dans l'eau, on arrive rapidement à un excès préjudiciable à  l'homme (allergies, coliques, cheveux colorés...), à la piscine (eau teintée,  taches indélébiles sur le liner, certains revêtements deviennent verdâtres...).
                                           
    La norme pour l'eau de consommation impose un maximum de 1 mg/l pour le cuivre. La limite admise pour empêcher les risques de tâches en piscine avec le cuivre est de 0.2 mg/l.
                                            
TAC

                                           
    Le Titre Alcalimétrique Complet  représente la teneur en bicarbonates de l'eau, donc son pouvoir tampon. Il doit se situer entre 10 et 30°, autour de 20° étant idéal mais pH et TH de l'eau définiront clairement sa teneur.
                                            
Voir "Balance de Taylor" et "Bicarbonates".
                                            
    * Pour augmenter le TAC :bicarbonate de sodium.
    * Pour baisser le TAC : les produits acides utilisés pour descendre le pH.
                                           
TAMPON (EFFET)
                                           
    Pouvoir qui limite les brusques variations de pH. L'effet tampon est lit à la présence de bicarbonates dans l'eau, présence liée à celle du CO2 ou gaz carbonique.

    Voir "CO2"et "Bicarbonates".

THIOSULFATE DE SODIUM

                                                    
    Voir "Neutralisation des chlores et bromes".
                                            
TH

                                           
    Titre Hydrotimétrique. Voir "Dureté'!
                                            
TURBIDITÉ

    État d'une eau en fonction des matières en suspension dans l'eau.
                                           
    A l'inverse de la transparence, la turbidité peut aller jusqu'à une opacité  totale. C'est ainsi que la réglementation des piscines collectives précise que la transparence de l'eau doit permettre de voir parfaitement au fond d'un bassin les lignes de nage ou un repère sombre de 0,30 m de coté, placé au point le plus profond.
                                          
ULTRAVIOLETS

                                          
    Rayonnements électromagnétiques assurés par des lampes spéciales qui produisent des UV de type "C" au pouvoir bactéricide, fongicide et algicide élevé.
                                                  
    La permanence de ce traitement dans l'eau doit être assurée par un produit oxydant complémentaire, qui est souvent proposé aujourd'hui, en régulation automatique complémentaire
                                           
ZÉOLITHE

 
    Minéral d'origine volcanique à fort pouvoir adsorbant utilisé totalement ou partiellement à la place d'un sable  filtrant. Ce média filtrant est parfois proposé associé à un sel d'argent bactéricide (Filterclean Silver) pour assurer une désinfection permanente à l'intérieur du filtre.

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